Longtemps resté en retrait de l’agitation médiatique, le Président du parti Nouvelle Force Nationale (NFN) a fait une apparition remarquée ce matin dans l’émission « L’Instant Politique » sur la SRTB.
Entre ouverture stratégique et prudence politique, Wilfrid Apollinaire AVOGNON a clarifié la posture de son parti face à l’échéance de 2026. Un rapprochement tactique, mais pas encore de « chèque en blanc » Si le leader de la NFN reconnaît en Romuald Wadagni une stature présidentielle indéniable, il refuse pour l’instant de parler de choix définitif.
Le soutien du parti reste suspendu à un test de crédibilité majeur : la présentation du projet de société du candidat, prévue demain au Palais des Congrès de Cotonou. « Nous avons transmis le projet de société de notre parti au candidat Wadagni. Il a promis d’en tenir compte dans son projet de société. Maintenant, nous attendons de voir si son propre projet, qu’il présente demain, sera assez convaincant pour nous », a précisé le Président Apollinaire Wilfrid Avognon. Pour la NFN, l’adhésion ne sera pas émotionnelle, mais programmatique.
« Ne plus être dans la guerre à Talon »
Abordant la perception du candidat dans l’opinion, Wilfrid Apollinaire Avognon a balayé les craintes d’un simple prolongement du régime actuel. Selon lui, Romuald Wadagni possède sa propre identité et sa propre vision. « Les gens s’inquiètent d’un « Talon bis », mais c’est un digne fils du Bénin qui a sa personnalité. Il saura aimer les Béninois. »
Le président de la NFN appelle d’ailleurs à un changement de logiciel politique : il exhorte les citoyens à sortir de la confrontation systématique avec l’actuel Chef de l’État pour se concentrer sur l’exigence de résultats envers son potentiel successeur.
L’éthique en politique : le message à la jeunesse
Interrogé sur les échecs passés de l’opposition à s’unir pour les législatives et les communales, le Président du parti NFN a pointé du doigt le manque de cohérence des stratégies collectives. Il a conclu son intervention par une mise en garde sévère contre la « politique-métier » qui gangrène le continent : « Au Bénin et en Afrique, la politique ne peut pas être un métier. Il y a trop de gens qui ne font rien d’autre et qui ne veulent que faire la politique. »
Cell/com NFN